Memorial Drive, Natasha Trethewey (L’Olivier) – Mélanie et Fanny

Photo : Mélanie Chenais.

Alors, pour tout vous dire, j’ai refermé ce livre une nuit, vers deux heures du matin, en n’ayant pas pu le fermer avant d’arriver à la dernière ligne – et dans un état tel que je me suis demandé comment j’allais trouver les mots pour pouvoir en parler. Peut-être parce que la lecture de ce récit autobiographique de la poétesse Natasha Trethewey (Prix Pulitzer de la poésie en 2007) faisait suite à celle de Réinventer l’amour de Mona Chollet (à paraître le 16 septembre chez Zones) et Dans la maison rêvée de Maria Carmen Machado (Bourgois), deux excellents ouvrages qui, chacun à sa façon, mettent en avant les violences conjugales et m’avaient déjà passablement secouée. Mais surtout, c’est certain, parce que ce récit est définitivement un GRAND livre qui, j’en suis sûre, me hantera longtemps. Déclaration d’amour à une femme qui a lutté pour sa liberté et son indépendance, tombeau littéraire, fresque sociale qui décrit tous les drames et failles de l’Amérique, description au scalpel de l’enfer des violences conjugales, reconstruction de soi par l’écriture – et quelle écriture ! – : ce livre est tout cela tour à tour, et l’on en ressort tout aussi sonné qu’admiratif.

Photo : archives Natasha Trethewey.

Tout commence pourtant par ce qui pourrait être une belle histoire : celle des parents de Natasha Trethewey, un père blanc et une mère noire qui, dans l’Amérique des années 60, défient par amour le racisme et le ségrégationnisme encore profondément ancrés dans la société américaine – qui plus est dans le Mississipi, état dans lequel ils vivent et encore régulièrement marqué par les actions du Klux Klux Klan et les discriminations. Faisant fi des dangers réels qui les menacent, les voilà mariés et bientôt parents de Natasha, qui naît en 1966 et qui, malgré l’amour que lui portent ses parents, sent bien que dans cette Amérique-là, elle est bien trop blanche pour les uns et bien trop noire pour les autres. La première partie du livre est d’emblée remarquable par ce qu’elle raconte des Etats-Unis de ces années-là, peinture sociale sur fond de peur et de musique disco englobant le récit des premières années de la fillette – qui, malgré la peur et la violence, est aimée et protégée par une famille courageuse et intelligente, entourée de femmes fortes et dignes, et réussit brillamment à l’école. La menace est bien là, sociale et extérieure au cercle familial, mais mise à mal par l’amour et l’intelligence dont est entourée Natasha. Cette menace va bientôt prendre une tout autre forme.

Photo : archives Natasha Trethewey.

Car, peu à peu, les parents de Natasha s’éloignent l’un de l’autre et finissent par divorcer. La mère, Gwendolyn, part vivre avec sa fille à Atlanta – adresse : Memorial Drive, qui deviendra tragiquement symbolique – , trouve du travail et la vie continue. Jusqu’à ce qu’un soir surgisse d’on ne sait trop où un homme, vétéran du Vietnam, que dès le début la fillette appellera « Big Joe » – et que l’autrice réussit à rendre, dès les premières lignes, absolument effrayant, à la fois étrangement désincarné et terrifiant . Sa mère l’épouse, a un enfant avec lui. C’est le début d’une longue descente aux enfers, de l’ignoble cauchemar des maltraitances physiques et psychologiques qui s’achèvera le 5 Juin 1985, lorsque cet homme tuera Gwendolyn de deux balles dans la tête (non, je ne dévoile rien, on le sait dès les premières lignes du livre), après qu’elle l’a quittée et tente de reconstruire sa vie.

Trente-cinq ans plus tard, Natasha Trethewey fait revivre sa mère de la façon la plus bouleversante, digne et puissante qui soit. Narrant de façon tout aussi littéraire que clinique tous les détails que sa mémoire veut bien lui livrer, s’appuyant sur des documents qui soulèvent le cœur et broient le ventre (photos, rapports d’autopsie, textes écrits par sa mère et retrouvés sur la scène de crime, et même – j’avoue avoir lu tout cela en apnée, la peur au ventre – retranscriptions des derniers échanges téléphoniques entre sa mère et son beau-père que la police avait demandé à Gwendolyne d’enregistrer afin d’obtenir une injonction d’arrestation), elle tente également de chercher quelle est sa place à elle dans cette histoire et cet héritage. Difficile de rendre hommage à sa juste hauteur au remarquable travail de Natasha Trethewey (admirablement traduit par la définitivement talentueuse Céline Leroy) qui par son livre honore la littérature dans ce qu’elle a de plus puissant, digne et bouleversant. La lecture de ce récit est tout aussi cérébrale que physique, tout aussi nécessaire qu’éprouvante – et je crois que longtemps, je continuerai à regarder sur la couverture la photo de Gwendolyne Ann Turnbough, cette jeune femme rayonnante qui tient un bébé dans ses bras – Natasha, celle-là même qui, trente ans après que sa mère lui a donné la vie, réussit le tour de force de la lui rendre à son tour par la force de ses mots.

Mélanie.

Photo: Fanny

Voici un récit intense de fille à mère, une épopée intime éclairant une partie sombre de l’histoire américaine, ses haines, ses diktats, son racisme.
Natasha Trethewey est une enfant du Mississippi, dans le Comté de Harrison, au sein d’un État qui ne reconnaissait toujours pas les mariages inter-raciaux. Elle, fille d’un poète d’origine canadienne et d’une travailleuse sociale afro-américaine, t’emporte dans cette histoire, cette tragédie aux accents antiques.

Il y a ce passage qui me fait penser au  Mudwoman  de Joyce Carol Oates, lorsque l’héroïne, Merry / Meredith, qui tente depuis des années de refouler les souvenirs traumatisants de son enfance, se retrouve pour un congrès universitaire à fouler, de nouveau, sa terre natale. Natasha Trethewey nous livre ici, non pas le début d’une œuvre romanesque angoissante, mais bel et bien une portion de sa vie enfouie dans le silence et la douleur : le meurtre de sa mère par Big Joe, ancien du Vietnam, violent et manipulateur. Natasha n’avait que dix-neuf ans.
Un meurtre que l’on voit se profiler au fur et à mesure que sont révélées les conversations et assignations sorties d’un carton, carton délivré par un ancien policier ayant découvert le corps de Gwendolyn, – trente ans plus tôt -, devenu procureur adjoint, ému face à ce hasard plaçant Natasha Trethewey devant lui.
C’est ainsi que la poétesse va partir à la recherche d’une partie d’elle-même en lisant les rapports, en écoutant la voix de cette mère qui enregistrait, pressentant le pire, ses conversations avec cet homme qui n’avait plus qu’une obsession: emporter mère et fille avec lui, dans « l’autre monde », signe de son amour…implacable.

Avec la traduction, je dirais même, « en compagnie de » Céline Leroy, Natasha Trethewey t’emmène d’un territoire à un autre, d’une femme vers une autre, d’une histoire familiale à une intimité, somme toute, universelle.

Mémorial Drive est cette longue route reliant Stone Mountain au centre-ville d’Atlanta, une large bande bétonnée faisant dérouler les paysages du passé proche et lointain, de cette poétesse née le jour de la fête du mémorial des confédérés, cent ans après la fin de la guerre de Sécession. Sur le bord de cette longue route, sera assassinée Gwendolyn, la mère au visage si fin et au regard parfois si lointain. Le long de l’asphalte, Natasha, la fille, se confronte aux stigmates de son enfance, au silence qu’elle posera sur ce deuil forcément brutal.

« Je voulais avoir ma mère pour moi toute seule, alors j’ai emporté le lecteur cassette dans la chambre de devant, celle que j’avais partagée avec mes parents quand j’étais petite, celle où j’avais passé tous mes étés avant et après la mort de ma mère, puis j’ai appuyé sur « play ». (…) Sa voix. J’ai appuyé sur « play » et ma mère m’est revenue pendant moins de trente secondes avant que la bande ne se prenne dans la machine, que sa voix ne se brouille et s’arrête. J’ai retiré la cassette, rembobiné la bande doucement en l’aplatissant bien. Mais chaque fois que je la passais, le mécanisme se grippait avant que je ne puisse entendre un mot supplémentaire. (…) La longue bande qui renfermait sa voix aussi fragile que la foi qui maintenait Orphée et Eurydice ensemble tandis qu’il essayait de la conduire hors du monde des morts. Dans mon impatience, je l’avais rompue. »

Mémorial Drive  est un récit et beaucoup plus que cela par la grâce de Natasha Trethewey. La femme-poète arpente ses terres avec courage et détermination. Avec cette écriture – poétique et engagée – elle envoie valdinguer la violence originelle, les fantômes, les errances, la folie, le racisme ordinaire. Natasha regarde au-delà de sa propre douleur et c’est ce qui m’a fait aimer passionnément cette histoire, cri déchirant d’amour d’une femme vers une autre femme.

Coup au cœur trépidant.

Fanny.

Mémorial Drive, Natasha Trethewey, L’Olivier, 250 p. , 21€50.

Rentrée littéraire, quelques pistes – Episode 7 – Walker, Demain la brume

Walker, Robin Robertson (L’Olivier) – Fanny

J’ai dévoré ce livre en écoutant Stardust de David Brubeck et Paul Desmond. Ce ne sont pas mes références musicales mais celles que Robin Robertson donne à son personnage de Walker. J’y ai retrouvé cette mélancolie et cette fulgurance, celles qui habitent ce roman.

Walker fut lu d’une traite, comme rendue affamée par une histoire qui donne un son, une ambiance, une tonalité cinématographique importante. C’est cela « tombé(e) sous le charme » .

D’abord, je tire le chapeau, que je ne porte pourtant jamais, à Josée Kamoun, la traductrice. Traduire ce livre a dû être, aussi, une épopée littéraire.
Parce que je te l’écris, dans un premier temps la forme poétique m’a alertée, « ça passe ou cela se fracasse ». Et puis là… l’émerveillement, cette tonalité qui t’entraîne, admirablement orchestrée, la beauté des mots qui s’enchaînent.
Voici le road-trip d’un soldat canadien revenu de l’enfer des plages normandes, pour retrousser ses manches, quelque part depuis New-York, finalement au sein d’un journal entre Los Angeles et San Francisco. Les rencontres, déterminantes.

Il y a le récit épique entrecoupé par ces phrases sorties d’un carnet de route tenu par Walker, et ses souvenirs de guerre remontant en surface, au fur et à mesure que notre personnage taille sa route. Une expérience littéraire hypnotique et passionnante, comme un sacré scénario tenue de main de maître par un… chef d’orchestre.

Ce n’est pas complexe, tu te laisses juste entraîner sur des rails, tu deviens le « clochard céleste » de Robertson, tu imagines, tu swingues, tu frissonnes, tu t’ébahi(e)s, tu regardes, tu soulignes des mots, tu écoutes leur résonance, tu t’enfonces de plus en plus dans le roman, jusqu’à la -toute- dernière -page.
De 1946 à 1953, tu virevoltes entre versets et prose, tu franchis des frontières, tu t’affranchis des modèles littéraires, c’est le rythme d’un homme que les combats ont broyés, c’est le rythme d’un homme qui, au milieu des vapeurs d’alcool, fait ressurgir la vie au milieu de son désastre intérieur.

Walker est ce survivant du D-day, celui qui cherche, peut-être, une éclosion nouvelle, un héros attendu nulle part.

« Les gens parlent de cette ville comme de l’endroit où faire son chemin, des rencontres, s’amuser. Mais parfois on se croirait dans un labyrinthe, où l’on joue à survivre et se perdre, de toute éternité. »

Un héros dépossédé, cela ne te rappelle rien ? Walker pourrait se rattacher à l’œuvre d’Homère , Robertson aime à s’y rattacher, à flanquer son personnage épique dans le bourbier du débarquement.
Je n’avais encore jamais lu ce « moment » avec une telle intensité, comme une déflagration. Cette forme littéraire qui entremêle beauté et laideur du monde, c’est si… comment dire… « véritable »?

Walker m’a tatoué l’âme tu sais; il y rencontre des gens et, par le regard des autres, on sait leur religion, la couleur de leur peau, leur taux d’alcoolémie, leur bêtise, leur bonté, leur hypocrisie, mais Walker rencontre avant tout l’humanité, celle qui fait avec le Rien de notre existence, qui juge, trahit, aime, haie, perd, joue, fraternise, tape.
Je n’ai pas envie de t’écrire que Walker te parle du côté sombre et destructeur de l’Homme parce que ce livre est largement plus que cela, il y a la flamboyance, la liberté absolue, l’aspiration vers l’ailleurs, la respiration d’une âme en clair-obscur.

Coup au ❤️ rouge vif dans un film en noir et blanc.
Take a walk with Walker.

Fanny.

Walker, Robin Robertson, L’Olivier, 250 p. , 23€.

Demain la brume, Timothée Demeillers (Asphalte) – Hélène et Yann

En 1990, j’étais en sixième et j’entendais vaguement parler de la Yougoslavie aux infos. Quelques années plus tard, j’ai lu, comme beaucoup d’ados de l’époque « le journal de Zlata », souvent comparé au journal d’Anne Frank. Elle y racontait la guerre qui ravage son pays et ce qu’elle vivait au quotidien. Ce livre m’est longtemps resté en tête, une lecture que je n’ai jamais oublié avoir faite.
Alors quand j’ai reçu ce roman, une part de moi est reparti dans les années 90.

Demain la brume raconte l’année 1990 vécue par Katia, Damir, Jimmy et Nada. La première est en France et vit une histoire d’amour qui emporte tout sur son passage, les deux suivants sont à Zagreb et cherchent à faire connaître leur groupe de rock. Et la dernière, coincée à Vukovar à choisi son camp entre les serbes et les croates.

Demain la brume est un roman choral bluffant. Ses personnages à la sortie de l’adolescence voient leur avenir compromis par une guerre qui les attaquent de près ou de loin. L’Histoire qui les oblige à se positionner dans un conflit qui n’est pas forcément le leur. Et la différence entre celleux qui prennent les armes volontairement, avec conviction et celleux qui subissent un nationalisme incompris. Où comment le patriotisme et l’identification à une nation peuvent effacer tout le reste (ou presque).
Demain la brume navigue entre le rock des années 90, la révolte de l’adolescence qui se termine et la politique internationale. Une écriture qui s’adapte à chaque protagoniste pour mieux raconter leur année 1990. Un roman où la guerre unit et désunit les familles, les voisin.es, les villes. Une écriture qui dit la rage, l’incompréhension, la sidération, le doute, la peur et les certitudes d’être dans le vrai. Un roman qui dit comment certains combats deviennent des choix de vie incontrôlables. Un roman qui rappelle que ça fait bien longtemps que certain.es partent faire une guerre qui ne les concernent pas. Un roman qui dit le pouvoir du collectif, bon ou mauvais.

Hélène.

Celles et ceux qui l’ont lu s’en souviennent forcément : Jusqu’à la bête (Asphalte, août 2017), second roman de Timothée Demeillers, est de ces textes qui ne peuvent laisser indifférent, de ces chocs littéraires qui surgissent parfois et nous marquent longtemps après leur lecture. En 150 pages, on y découvrait la vie d’Erwan, ouvrier dans un abattoir et son quotidien fait de gestes répétitifs jusqu’au vertige, soumis à une cadence infernale qui finira par lui faire commettre l’irréparable. Justement récompensé par plusieurs prix littéraires, Jusqu’à la bête constitue un des textes majeurs du catalogue d’Asphalte et il n’est finalement pas surprenant qu’Estelle Durand et Claire Duvivier aient fait le choix de ne publier qu’un titre en cette rentrée littéraire, ce Demain la brume dont le moins que l’on puisse dire est qu’il était attendu.

Affichant d’emblée son ambition, Demain la brume s’étend sur près de 400 pages et revient sur les origines de la guerre en Yougoslavie ainsi que sur le conflit lui-même, à travers les voix de cinq de ses protagonistes. La première voix est celle de Katia, lycéenne vivant à Nevers, amoureuse de Pierre-Yves, jeune homme torturé dont les rêves de liberté et d’absolu le pousseront sur le front. On y fait ensuite la connaissance de Damir, né d’un père serbe et d’une mère croate, de Jimmy, son meilleur ami, croate, avec lequel il a fondé Les Bâtards Célestes, groupe rock promis à un bel avenir, et Nada, jeune femme serbe, qui vient compléter l’inséparable trio. Le choix de ces narrateurs n’a évidemment rien de fortuit et permet à l’auteur d’alterner les points de vue au fil de l’histoire. Par ce biais, il éclaire d’une lumière crue les crispations et les provocations, la montée de la méfiance, puis de la colère et de la haine. Les incompréhensions se multiplient entre les anciens amis, jusqu’à les séparer sans espoir de réconciliation. La figure de Pierre-Yves, dont le destin nous est narré d’abord par Katia puis par Jimmy, qui le retrouvera sur le front, ajoute au tableau des combattants l’image de ces jeunes épris de liberté mais manquant de repères qui vont s’engager dans des combats qui ne les concernent pas, pour des raisons qu’ils ont eux-mêmes du mal à défendre.

Timothée Demeillers, en optant pour cette espèce de vision panoptique, donne indéniablement à son roman une envergure à la hauteur de son sujet. Utilisant tour à tour les arguments de chacune des factions de ce qui allait devenir une guerre, il montre avec un talent certain à quel point la situation s’envenima rapidement, au grand dam de bon nombre de yougoslaves mais aussi pour la plus grande satisfaction de très nombreux partisans de chacun des deux camps. Alors que quelques semaines plus tôt, serbes et croates cohabitaient plutôt paisiblement à travers le pays, les accrocs se multiplient, dopés par les discours enflammés de responsables politiques des deux bords et la guerre arrive alors que peu y croyaient réellement. Si cet aspect du roman constitue une véritable réussite, il faudra bien admettre que Demain la brume souffre par ailleurs de quelques faiblesses qui en amoindrissent l’impact. Les qualités que l’on avait trouvées à Jusqu’à la bête, cette écriture sèche et tranchante, froide, qui frappait le lecteur à chaque phrase, semblent s’être ici diluées sur l’étendue du récit. Outre un certain nombre de longueurs ou de lourdeurs au fil des pages, on reprochera principalement à Timothée Demeillers un ton souvent exacerbé, voire emphatique, frôlant le mélodrame sans toujours parvenir à convaincre.

Roman important de cette rentrée littéraire, Demain la brume n’en constitue pas moins une semi-réussite qui aurait sans doute largement gagné en force si l’auteur avait fait le choix d’un récit plus resserré et d’un ton plus sobre. A trop vouloir bien faire, Timothée Demeillers ne parvient pas totalement à la hauteur des ambitions affichées et nous livre un roman en deçà de nos attentes. On ne perdra néanmoins pas de vue ce dont il est capable et on appréciera à sa juste valeur tout ce qu’il a su donner ici.

Yann.

Demain la brume, Timothée Demeillers, Asphalte, 400 p. , 19€.