Photo : D.R.

Je dois avouer qu’il m’a fallu quelques pages pour me sentir bien dans cette nouvelle lecture. Finalement, c’était aussi le temps qu’il fallait à Amanda et sa famille pour prendre leurs marques dans cette luxueuse maison qu’ils avaient louée pour une semaine de vacances loin de tout.

Apprivoiser un nouvel environnement, se détendre, enfin lâcher prise pour, l’instant d’après, se crisper en entendant que quelqu’un se trouve de l’autre côté de la porte d’entrée…

Le couple propriétaire de la maison se tient sur le seuil, un événement grave s’est produit, ils sont venus trouver refuge ici, il va falloir partager la maison.

Commence alors un huis-clos étrange où la politesse est teintée de préjugés et de ressentiment, où l’angoisse de plus en plus forte combat un besoin de normalité qui semble presque déplacé.

Quelles sont les causes des phénomènes qui se succèdent autour d’eux ? Combien de temps l’électricité va-t-elle être maintenue ? Est-ce que leurs téléphones vont pouvoir à nouveau être connectés au monde ? Quel est ce Bruit qui les a pétrifiés et marque clairement le début d’un « après » ?

En grande fan de romans post-apocalyptiques, j’ai été vraiment séduite par la justesse des situations, par cette cohabitation forcée presque contre nature entre deux familles qui ne se seraient jamais croisées en temps normal.

Le suspense est excellent, les interactions sociales décrites particulièrement intéressantes et le caractère des différents personnages réserve quelques surprises… Il ne me manquait que du popcorn pour avoir l’impression d’assister à une séance de ciné captivante !

Traduit de l’anglais (États-Unis) de Jean Esch.

Aurélie.

Le Monde après nous, Rumaan Alam, Le Seuil, 304 p. , 21€.

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