Photo : Hélène Deschère.

Je crois que ce roman est la définition même du texte à lire quand on a besoin de rire et de légèreté, sous couvert d’une réelle réflexion politique. En faisant connaissance avec Émilien Long, prix Nobel d’économie, on se prend à rêver que les propositions d’une société différente, moins capitaliste, avec un vrai intérêt pour les enjeux climatiques et une réelle envie d’équité entre tout le monde soient possibles.
A défaut de rêver devant la classe politique actuelle, suivons Émilien Long et toute son équipe dans un éloge de la paresse. Mais attention, celle-ci n’est pas synonyme de flemme. Il s’agit plutôt de repenser son rapport au temps et sa place au sein de la collectivité.
Roman politique oui (on suit d’ailleurs de près le fonctionnement d’une campagne électorale, présidentielle de surcroît), et roman réjouissant. Grâce à sa galerie de personnages convaincus qu’on a envie de croiser dans un café pour discuter. Grâce aux doutes d’Emilien et de son équipe. Grâce à cette façon de toujours réinterroger pour trouver une solution autre et garder une cohérence. Grâce à l’humour et au dialogue. Grâce à la politique qui remet les citoyen•ne•s au centre de tout.
Ce roman est parfait pour les vacances, parfait pour moins désespérer face aux politiques en général, parfait pour retrouver de l’énergie et une bonne dose d’espoir.
Parfait en toutes circonstances donc.

J’avais lu et beaucoup aimé le premier roman d’Hadrien Klent, je vais noter de lire son deuxième. Vite.

Hélène.

Paresse pour tous, Hadrien Klent, Le Tripode, 354 p. , 19€.

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