Un coup d’oeil dans le rétro – 2020

Comme on l’avait fait pour les débuts du blog, l’équipe vous propose ici les titres qui ont marqué notre année 2020. Il y en a pour tous les goûts !

Fanny

Photo : Fanny Nowak.

Le dit du Mistral d’Olivier Mak-BouchardLe Tripode– pour écouter l’histoire du beau Lubéron et peuchère, partir en exploration.

Kukum de Michel JeanDépaysage– pour te rapprocher de ta grand-mère et découvrir Almanda, une femme formidable.

Résidence Beau Séjour de Gilles Bachelet Seuil Jeunesse– pour partir à galop sur ta licorne et t’émerveiller face au trait de l’illustre illustrateur.

Walker de Robin RobertsonL’Olivier– pour un road-trip sur fond de jazz des années 50 et y découvrir un destin qui t’attache au cœur.

Miarka d’Antoine de MeauxPhébus– pour te donner l’envie de résister et découvrir la véritable humilité d’une héroïne.

Un thé dans la toundra – Nipishapui nete mushuat de Joséphine BaconMémoire d’encrier– pour partir vers les terres boréales et y découvrir une formidable poétesse Innue.

L’étrange féminin, textes rassemblés par Lucie Elpe et illustrés par Jérôme MinardTyphon– pour retourner au Sauvage et te dire à la fois l’absolue beauté et l’incroyable violence du monde.

Amqui d’Éric ForbesLe mot et le reste-pour mettre les points sur les « i » et partir dans un roman où tension élevée rime avec libraire bien « fucké ».

Et arrivées au bout du monde nous prendrons racine de Kristina Gauthier-LandryLa Peuplade-, pour aller au bout d’une histoire tout en poésie, au bout d’un territoire, pour finir et -re-commencer.

Seb

J’ai potassé ma sélection 2020, voici donc : Le Cherokee (Richard Morgiève, éditions Joëlle Losfeld), Le dormeur (Didier Da Silva, Marest éditeur), Le Nu perdu (René Char, Gallimard), Taqawan (Eric Plamondon, Quidam éditeur / Livre de poche), Vaincre à Rome (Sylvain Coher, Actes sud), Dans l’ombre du brasier (Hervé Le Corre, Rivages), Terres fauves (Patrice Gain, Le mot et le reste), Né d’aucune femme (Franck Bouysse, La manufacture de livres), Animus (Jean-Baptiste Ferrero, Ramsay), La naissance des anges (Christian Viguié, éditions Les Monédières).

Yann

Le moins que l’on puisse dire, c’est que 2020 n’a pas été forcément à la hauteur de nos attentes. Heureusement pour nous, le diagnostic s’avère faussé si l’on commence à parler lectures en général et noir en particulier. La cuvée est en effet de qualité et j’en ai donc retenu quelques titres que voici :

Photo : Yann Leray

La soustraction des possibles, de Joseph Incardona, chez Finitude, grand roman du capitalisme triomphant, grand roman tout court,brillant.

L’ange rouge, de François Médéline, à La Manufacture de Livres, une plongée dans les entrailles de Lyon, un polar maîtrisé et particulièrement convaincant.

Ohio, de Stephen Markley (Albin Michel – Terres d’Amérique), le roman d’une génération perdue, véritable diamant noir de cette rentrée littéraire.

Patagonie route 203, d’Eduardo Fernando Varela, chez Métailié, grand bol d’air et superbe révélation, un texte totalement dépaysant, des personnages et des dialogues bien barrés, bref du plaisir en pages.

Vie de Gérard Fulmard, de Jean Echenoz (Minuit) : sans surprise, comme à chacun de ses romans, Echenoz trouve sa place dans nos titres de l’année. Il aura une nouvelle fois réussi à conjuguer humour et grande classe. Gérard Fulmard restera ainsi un des personnages les plus attachants croisés en 2020.

Avant les diamants, de Dominique Maisons (La Martinière), lu en toute fin d’année, s’invite dans cette sélection à la dernière minute. On y découvre un Hollywood des années 50 bien loin du strass et des paillettes. Un vrai grand plaisir de lecture qui redonne tout son sens au mot jubilatoire.

Je suis l’hiver, de Ricardo Romero, paru chez Asphalte. Un polar atmosphérique loin, très loin des sentiers battus, une chouette découverte pour laquelle on remercie Estelle Durand et Claire Duvivier, ses éditrices.

Un livre de martyrs américains, Joyce Carol Oates (Philippe Rey). Plus de 800 pages qui se dévorent, un sujet casse-gueule et, au final, un livre impressionnant, essentiel.

Sur les eaux du volcan, Bob Shacochis (Gallmeister – Totem). Lui ne sait pas faire court. Il avait marqué 2016 avec La femme qui avait perdu son âme et récidive en 2020 avec ce texte écrit et publié précédemment aux Etats-Unis et qui nous arrive donc avec un peu de retard. Hors normes, déjanté et parfaitement dans l’air du temps, Shacochis est injustement ignoré par ici.

Le volontaire, de Salvatore Scibona (Bourgois) : passé plus ou moins inaperçu à sa sortie, voici un roman qui mérite une seconde chance. Aussi riche et exigeant que les bouquins de Shacochis, ce Volontaire s’avère plutôt marquant.

Les lumières de l’aube, de Jax Miller (Plon) : ajout obligatoire de dernière minute tant la lecture de ce true crime m’aura fasciné à plus d’un titre : le récit des faits et les ramifications de l’enquête d’un côté, la description hallucinée d’une région sinistrée des Etats-Unis de l’autre et, donnant encore plus de force au texte, les conséquences réelles qu’a eues l’écriture de ce texte sur Jax Miller elle-même. Chronique à venir prochainement.

Hélène

Ne retenir que quelques titres parmi les lectures de 2020 n’est pas chose aisée. Trichons un peu : cette liste pourrait être complétée par mes recommandations de cadeaux de fin d’année, histoire d’allonger un peu le nombre de livres à ne pas manquer.

Commençons avec un trio de couvertures vertes dont l’intensité n’a d’égale que leur contenu :
Ogresse d’Aylin Manço (Sarbacane) ; Le point sublime de Manu Causse (Thierry Magnier) ; Idaho de Emily Ruskovich (Gallmeister).

Continuons avec trois titres dont la nature sauvage est à la fois amie et dangereuse :
Le mur invisible de Marlen Hausofer (Actes sud) ; La certitude des pierres de Jérôme Bonetto (Inculte) ; Les falaises de Virginie DeChamplain (La Peuplade).

Terminons avec cinq titres, en trichant toujours un peu, dans lesquelles des femmes se racontent avec force, courage, fantaisie ou sublime :
Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie (Gallimard) ; La deuxième femme de Louise Mey (Editions du Masque) ; Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery (Monsieur Toussaint Louverture) ; Tenir debout dans la nuit d’Éric Pessan (Ecole des loisirs) ; Et soudain, la liberté de Caroline Laurent et Evelyne Pisier (Pocket).

Aurélie

  • Etés anglais (La Saga des Cazalet T.1) de Elisabeth Jane Howard (La Table Ronde), trad. Anouk Neuhoff. Un des seuls livres que j’ai pu lire avec énormément de plaisir pendant ma grosse panne de lecture du 1er confinement.
  • Terres fauves de Patrice Gain (Le Livre de Poche/Le Mot et le Reste). Toute la magie du nature writing sous une plume française bluffante.
  • Les Impatientes de Djaïli Amadou Amal (Emmanuelle Collas). Gros coup au cœur à la lecture de ce roman qui est l’un des plus grands de la rentrée littéraire pour moi. Prix Goncourt des lycéens 2020.
  • Erika Sattler de Hervé Bel (Calmann-Lévy). Une héroïne comme on en rencontre peu en littérature, un point de vue original sur le Nazisme et des personnages d’une grande profondeur. Dommage qu’il se soit un peu perdu dans le flot de parutions de la rentrée.
  • Black Out de Loo Huy Phang et Hugues Micol (Futuropolis). Une des meilleures BD de l’année pour moi. Un scénario excellentissime et un graphisme à couper le souffle.
  • Héritage de Miguel Bonnefoy (Rivages). Le plus romanesque, fantaisiste, passionnant des titres de la rentrée littéraire !
  • Le Lièvre d’Amérique de Mireille Gagné (La Peuplade). Un OLNI comme je les aime. Ultra original, très littéraire et qui nous chamboule pour longtemps.
  • Or, encens et poussière de Valerio Varesi (Agullo), trad. Florence Rigollet. Mon chouchou en littérature italienne contemporaine, jamais déçue, toujours profondément charmée.
  • Un long voyage de Claire Duvivier (Aux forges de Vulcain). Rare incursion pour moi dans la littérature de l’imaginaire. Une vraie grande réussite.
  • Ile de Sir Ranva Hjelm Jacobsen (Grasset), trad. Andreas Saint-Bonnet. Un roman de toute beauté habité de sentiments forts dans un paysage à couper le souffle.

Très dur de s’en tenir à 10 mais je suis contente de ma sélection ! Très belle année de lecture malgré un rythme beaucoup moins soutenu dû à notre activité chamboulée…

Gaëlle

Yann avait dit les 10 titres préférés de ce qui avait été lu en 2020.
Mais il y a 12 mois dans une année, même dans les pires. Je t’ai ajouté un 13e mois, pour arrondir.
Je ne sais pas si ce sont les 13 titres que j’ai préférés, ce sont en tout cas les 13 lectures qui m’ont le plus marquée. Les 13 premiers titres qui me sont venus à l’esprit.
Et tant pis si ça fait redite, si j’ai proposé certains de ces titres à glisser dans la hotte du Père Noël, c’est que ces lectures-là m’ont vraiment accompagnée.

En vrac et par ordre de pagaille, donc (clic-clic sur les liens pour en savoir plus) :

Les grands carnivores de Bertrand Belin (P.O.L. / Folio)

Quand on parle du diable de Joseph Denize (Julliard).

Les falaises de Virginie DeChamplain (La Peuplade)

L’art de perdre d’Alice Zeniter (Flammarion-Albin Michel / J’ai lu)

 Shibumi de Trevanian (Gallmeister)

Trencadis de Caroline Deyns (Quidam éditeur)

La belle lumière d’Angélique Villeneuve (Passages)

Vanda de Marion Brunet (Albin Michel)

Je suis l’hiver de Ricardo Romero (Asphalte éditions)

L’ange rouge de François Médéline (La manufacture de livres)

Tous les bruits du monde de Sigrid Baffert (Milan)

Coupable de Reginald Dwayne Betts (Globe éditions)

Cécile

Pour moi sans contexte ni doute ni tergiversation, ce fut la découverte d’un éditeur, avec trois premières lectures, et trois sans faute.

Photo : Cécile Coulette

De gauche à droite : Les enfants de la Clarée de Raphaël Krafft, Le voleur de plumes de Kirk Wallace Johnson et Disparaître dans la nature de Evan Ratliff.

Ces trois titres sont publiés aux éditions Marchialy.

Perrine

On la voit peu mais, sans elle, ce blog n’existerait pas. Elle se présente elle-même comme le fantôme d’Aires Libres. Voici donc les trois choix de notre fantôme préféré :

Joueuse de Benoit Philippon, Equinox / Les Arènes.

Tuer le fils de Benoit Sévérac, à La Manufacture de Livres.

Entre fauves de Colin Niel, au Rouergue Noir.

Photo : Yann Leray.

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